L'article cite des paroles d'allocataires :
"« Lorsque j'ai quitté l'Essonne pour le Val-d'Oise, il y a eu des problèmes de transmission de dossier et je n'ai rien touché durant quatre mois, raconte Isabelle, une mère de famille. Sans l'aide des assistantes sociales, ma situation ne se serait jamais réglée. » « Les travailleurs sociaux représentent le dernier service public qui se rend dans les quartiers difficiles, ajoute un homme. Si on réduit leurs effectifs, la fracture avec les cités sera encore plus manifeste. »
et celle du directeur, qui argue d'un budget en diminution :
"Nous allons sans doute moins nous investir dans le développement social local et davantage revenir vers la famille et l'enfant, le logement et la précarité qui correspondent à nos fondamentaux. »
et considère que le non remplacement des 24 postes n'est pas négociable.
Les travailleurs sociaux ne sont pas les seuls concernés : les permanences administratives sont aussi menacées par cette réduction d'effectifs : au nombre de 35 en 2006 ne sont plus que 15 en 2008 selon le syndicat CGT.
En tout, 200 salariés, sur les 620 que compte la CAF du Val d'Oise, sont concernés.
D'autres actions sont prévues : un débrayage le 14 avril et un rassemblement le 6 mai.